Partager l'article ! Mosaïque d’une vitale parenté: Peine de ne pas le voir naître, ...
LES PERES
Texte et mise en scène de Julie Annen assistée par Athéna Poullos
Avec Achille Ridolfi, Daniel Marcelin et Anton Tarradellas
Décor et costumes Anne Sollie - Eclairages Xavier lauwers
Du 8 au 26 novembre 2011 à 20h30 au Théâtre de Poche
Du 11 au 28 janvier 2012 à 19h au Théâtre Royal de Namur
Du 31 janvier au 11 février 2012 à 20h30 à la Vénerie/Espace Delvaux – Watermael-Boitsfort
Une Coproduction Théâtre de Poche, Théâtre Royal de Namur et la Charge du Rhinocéros
Avec le soutien du Ministère de la Culture, du Ministre Président de la Communaiuté française/Aide aux projets théâtraux et de Wallonie
Bruxelles International
Le texte est édité aux Editions Lansman
Pendant environ un an, Julie Annen a rencontré des pères du monde entier, de tout âge, toutes cultures et tout milieu. Jeunes pères
et pères tardifs, passionnés ou détachés, présents ou absents, engagés, sévères, cools, divorcés, veufs, mariés, amoureux, cœurs de pierre ou d’artichaut, bavards ou silencieux, tous ont
accepté de se livrer, de partager quelques instants de leur intimité de père sans pudeur ni faux semblants. Des paroles drôles, émouvantes, parfois dures aussi mais d’authentiques voix d’hommes
qui du jour au lendemain ont vu leur vie changer de perspectives et sont soudain devenus pères. Les Pères, ce spectacle de témoignage dans l’air du temps, pourrait bien être le pendant masculin
de ces fameux Monologues du Vagin, créés au Poche en 1997 avec le succès que l’on sait…
« Je voulais juste jouer au foot, boire des coups et baiser des filles. A dix-sept ans, ça me parait légitime. Quand elle a accouché,
mes parents m’ont emmené de force à l’hôpital. On a dû attendre devant la chambre. Je fixais sur le mur un dessin de Donald. Je repensais à un épisode dans lequel Donald est laveur de vitre et
il finit par faire la guerre à une abeille, ça m’a fait sourire. Dans la chambre, on s’est dit salut, elle avait vraiment une sale gueule, la pauvre. Mais elle m’a quand même souri. Elle m’a
montré un bac en plastique transparent à côté de son lit en me disant : prends-le. Il était assez comique, il avait ses jambes pliées, du coup le bas du pyjama flottait comme s’il était trop
grand, j’ai pensé à Simplet dans les sept nains, qui a toujours les manches trop longues. J’ai souri alors elle a dit, tu peux l’embrasser si tu veux. Et en le faisant je me suis rendu compte
que j’en avais assez envie même si j’avais l’air con. Le soir, j’ai eu le droit d’aller boire un verre. En trempant les lèvres dans ma bière, j’ai pensé à sa peau ».