Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 12:23
  • En avril 2009, mon fils Matthieu, 14 ans, échoue à l’école, une troisième fois… Il est éreintant au jour le jour, une force de la nature décidée à … ne rien apprendre. Je décide de partir avec lui, seul à seul,  en Crète pour huit jours. Le médecin va comprendre et même  rédiger un certificat médical d’absence de l’école. Nous partons à l’aventure tous les deux. Juste le vol et deux nuitées à Héraklion réservées, le reste nous verrons sur place. A l’arrivée pour lui, cette ville c’est Bagdad, avec ses nombreuses toitures inachevées. Dans les rues commerçantes, il se méfie de tout : l’eau minérale vendue en bouteille doit être fausse ou périmée. Et puis nous partons dans le pays, avec une petite voiture de location. Il va se forcer à dormir dans des gîtes typiques, avec la crainte forte de je ne sais quel ‘esprit méchant du lieu’. Nous allons partir un jour en randonnée, rejoindre la mer par un défilé où nous sommes seuls dans ce périple. Il va alors se nourrir de l’enchantement de cette découverte, que nous faisons ensemble. Il va goûter de plus en plus à la curiosité de rencontrer des lieux, des personnes, une culture différente. La Crète est riche en histoire mythologique et cela va nourrir notre imaginaire. Le dernier soir, assis au balcon de l’hôtel sous les étoiles un peu frileuses du firmament,  nous allons même rêver à une nouvelle civilisation, avec ses règles, ses valeurs, ses grands prêtres et ses rituels…

    Au retour, dans la voiture qui nous ramène de Zaventem, il dira qu’il a découvert que son papa pouvait être « rigolo » et qu’il a pris le goût de mettre ses chaussures de marche pour partir en randonnée à la rencontre de l’inconnu …

    Je m’en réjouis encore aujourd’hui,

     

    Luc-André du Réseau Hommes Belgique

Par lesperes
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Les Pères

Texte et mise en scène de Julie Annen assistée par Athéna Poullos
Avec Achille Ridolfi, Daniel Marcelin et Anton Tarradellas
Décor et costumes Anne Sollie - Eclairages Xavier lauwers

 

Du 8 au 26 novembre 2011 à 20h30 au Théâtre de Poche
Du 11 au 28 janvier 2012 à 19h au Théâtre Royal de Namur

Du 31 janvier au 11 février 2012 à 20h30 à la Vénerie/Espace Delvaux – Watermael-Boitsfort

 

Une Coproduction Théâtre de Poche, Théâtre Royal de Namur et la Charge du Rhinocéros

Avec le soutien du Ministère de la Culture, du Ministre Président de la Communaiuté française/Aide aux projets théâtraux et de Wallonie Bruxelles International

Le texte est édité aux Editions Lansman

Pendant environ un an, Julie Annen a rencontré des pères du monde entier, de tout âge,  toutes cultures et tout milieu. Jeunes pères et pères tardifs, passionnés ou détachés, présents ou absents, engagés, sévères, cools, divorcés, veufs, mariés, amoureux, cœurs de pierre ou d’artichaut, bavards ou silencieux, tous ont accepté de se livrer, de partager quelques instants de leur intimité de père sans pudeur ni faux semblants. Des paroles drôles, émouvantes, parfois dures aussi mais d’authentiques voix d’hommes qui du jour au lendemain ont vu leur vie changer de perspectives et sont soudain devenus pères. Les Pères, ce spectacle de témoignage dans l’air du temps, pourrait bien être le pendant masculin de ces fameux Monologues du Vagin, créés au Poche en 1997 avec le succès que l’on sait…

« Je voulais juste jouer au foot, boire des coups et baiser des filles. A dix-sept ans, ça me parait légitime. Quand elle a accouché, mes parents m’ont emmené de force à l’hôpital. On a dû attendre devant la chambre. Je fixais sur le mur un dessin de Donald. Je repensais à un épisode dans lequel Donald est laveur de vitre et il finit par faire la guerre à une abeille, ça m’a fait sourire. Dans la chambre, on s’est dit salut, elle avait vraiment une sale gueule, la pauvre. Mais elle m’a quand même souri. Elle m’a montré un bac en plastique transparent à côté de son lit en me disant : prends-le. Il était assez comique, il avait ses jambes pliées, du coup le bas du pyjama flottait comme s’il était trop grand, j’ai pensé à Simplet dans les sept nains, qui a toujours les manches trop longues. J’ai souri alors elle a dit, tu peux l’embrasser si tu veux. Et en le faisant je me suis rendu compte que j’en avais assez envie même si j’avais l’air con. Le soir, j’ai eu le droit d’aller boire un verre. En trempant les lèvres dans ma bière, j’ai pensé à sa peau ».

Distribution

  • Daniel Marcelin - Comédien
  • Anton Tarradellas
  • Julie Annen
  • Achille Ridolfi

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